Faits vécues en situation de
Détresses Psychologiques
« Je commençais à ressentir la soupe chaude, un niveau de stress qui montait en moi de plus en plus. J'étais à une échelle de 7 sur 10. Je savais que je devenais bouillant, agressif, que je ne voulais rien savoir de personne, que je ne voulais surtout pas me faire faire la morale.
Je n'avais pas la tête à écouter et à entendre quoi que ce soit. Je sentais que je commençais à perdre la compréhension et la capacité de faire la différence entre le bien et le mal.
Je ne faisais plus confiance en personne, tanné d'entendre toutes sortes de voix dans ma tête venant de part et d'autre de ma conscience et de mon subconscient et peut-être des gens de la maison. Je décidai de sortir et d'aller chercher quelqu'un de responsable qui saurait m'aider à solutionner l'urgence de mon problème.
Lorsque je suis arrivé chez mon ami, un spécialiste, je me suis retrouvé en état de crise de 9/10. Je lui ai dit, en marchant sur mon orgueil, que j'avais besoin d’être conduit à l'urgence et l’ai informé de ma situation
de détresse psychologique. On a pris ma voiture, mais il l'a conduite pour plus de sécurité.
Lorsque nous sommes arrivés à l'hôpital, je lui ai donné mon portefeuille, carte d'assurance-maladie etc. avant d’entrer. Je me suis ensuite dirigé directement au fond sans arrêter au contrôle, sans m'arrêter ou que ce soit et en arrivant au bout, je me mis en position accroupie, prêt à défendre ma bulle, prêt à sauter poing ferme sur la première personne qui y entrerait.
Le bruit, l'atmosphère, les gens se pressant pour venir me voir, l'infirmier osant s'approcher, .......... OUFFFF ...... Mon niveau de stress était à son comble, 10/10; heureusement, mon ami était là pour s'interposer, calmer le jeu, me donner une chance de prendre sur moi pour ne blesser personne et demander à l'infirmier de conserver ses distances et de vérifier pour me trouver une chambre isolée.
Le lendemain, on m'offrit un lit 2 étages plus haut. J'entendis le
docteur dire : « On va lui donner ce médicament et le monter au 4ème
étage ». Je soupçonnais que le 4ème étage était celui où tu sais quand
tu y entres, mais jamais quand tu en ressors et dans quelle condition,
meilleure ou pire? Peu importe, je n'étais plus en mesure d'apporter
un jugement éclairé.
J'étais tellement stressé, tellement à l'envers, tellement mêlé dans ma tête, ayant de la difficulté à comprendre la différence entre le bien et le mal, que je me suis enfui de l'hôpital, empirant mon cas, bien malgré moi. Le médecin appela la police qui se rendit chez ma mère et en plus, il déposa un mandat contre moi en justice car je n'étais plus maître de moi-même et il était bien placé pour en juger. Je ne savais pas trop où aller, mais je savais que
je ne devais pas aller chez moi car malgré tout, j’étais conscient que j'avais fait quelque chose de pas bien, mais je ne comprenais pas exactement quoi dans ma tête. J'étais tellement confus.
Je retournai donc chez mon ami qui heureusement, était chez lui. Il m'aida à comprendre, à réaliser ce qui m'arrivait et à me calmer au point ou je me sentis en confiance pour retourner avec lui à l'hôpital. Le message fut passé et j'ai reçu la visite de gens qui ne voulaient que mon bien. »

Il faut se souvenir d'une chose :
Les spécialistes en médecine font
d’énormes progrès chaque année.
Ils méritent notre collaboration.

Pour ne pas qu’un ancien combattant se retrouve à nouveau dans une camisole de force :
· Demandez l’aide d’une
Personne-ressource ou d'un Frère d’arme pour vous accompagner lors d’une entrée à l’hôpital.
·
Vous aurez automatiquement la visite de gens de confiance qui ont déjà passé par là et qui sauront vous soutenir et vous appuyer.
· Sachez qu’il y a des rencontres tenues à Québec à chaque deux semaines, informez-vous à
Vétérans Anonymes