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Santé - invalidité -
Révisé : 02 Apr 2008
Rapport d’enquête sur la modernisation des traitements d’invalidités fournis à nos Anciens Combattants et les nouvelles demandes initiées.
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Mise à jour le samedi 26 janvier 2008
à 22 h 45
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L'engagement du CanadaJournaliste : Bernard Leduc
Jamais, depuis la guerre de Corée (1950-1953), autant de militaires canadiens n'avaient été impliqués dans des combats. Jamais, non plus, l'avenir d'un gouvernement à Ottawa n'avait autant reposé sur le succès de sa politique étrangère. La mission canadienne en Afghanistan est en train de changer le cours de l'histoire du pays avant même d'avoir trouvé sa conclusion. La présence, fin 2007, de quelque 2500 militaires dans le sud du pays, à Kandahar, est autant le reflet de la volonté de l'actuel gouvernement conservateur que le résultat de successifs engagements internationaux contractés par le Canada après la chute des talibans. Depuis l'accord de Bonn de décembre 2001 jusqu'au Pacte pour l'Afghanistan conclu à Londres en janvier 2006, l'armée canadienne constitue un des instruments mis à la disposition d'une vaste coalition visant à rétablir un État afghan. Ce pacte, qui balise désormais son action jusqu'en 2011, est un vaste plan de reconstruction qui fixe une série d'objectifs quinquennaux, concernant tant la bonne gouvernance que la santé, l'éducation, le développement rural ou la lutte contre la pauvreté. Le volet sécuritaire du pacte est confié aux membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN, sous l'égide de laquelle agit l'armée canadienne en Afghanistan. Environ 35 000 militaires de 37 pays sont déployés dans le pays, au sein notamment de 25 équipes provinciales de reconstruction (EPR).
En vertu du mandat confié à la FIAS, ses troupes sont appelées à participer d'une façon générale à la sécurité du pays, aux côtés des unités afghanes qui ont jusqu'ici été mises sur pied, ce qui inclut les opérations contre les insurgés. Pas d'obligation à combattre Le pacte ne contraint cependant pas un quelconque pays à accepter des missions de combat. De telles décisions sont prises au sein de l'OTAN, suivant la volonté des pays membres et leur interprétation des obligations militaires découlant du pacte. Ainsi, plusieurs pays interdisent à leurs contingents de participer à des missions offensives ou refusent d'envisager leur déploiement dans les régions plus instables du sud de l'Afghanistan. À terme, soit d'ici 2011, le pacte prévoit qu'une armée nationale afghane aura enfin pu être mise en place, mettant ainsi un terme à la présence de troupes étrangères. Seulement, comme le soulignait le rapport de juin dernier du Comité permanent de la défense nationale des Communes, l'armée afghane tarde à prendre forme. Elle ne compterait encore que 37 000 hommes, alors que le président afghan Hamid Karzaï espère pouvoir en disposer de 70 000 d'ici la fin de 2010. Le pacte a par ailleurs été adopté juste avant la recrudescence de l'insurrection talibane dans le sud et l'est du pays. Cela peut expliquer que l'on ait été assez optimiste pour s'engager à démanteler, d'ici la fin de 2007, les groupes armés illégaux dans toutes les provinces. Le Canada, un engagé volontaire
Le Canada s'est très tôt engagé militairement en Afghanistan. Dès le 20 septembre 2001, le ministre libéral de la Défense de l'époque, Art Eggelton, autorise une centaine de militaires canadiens à participer, aux côtés des Américains, à la lutte contre le régime taliban. L'annonce est suivie le 8 octobre par la décision du premier ministre Jean Chrétien d'engager dans la lutte des forces aériennes, terrestres et maritimes. Plusieurs centaines de soldats sont déployés dans la région de Kandahar, entre janvier et juillet 2002, où ils combattent dans le cadre de l'opération américaine Enduring Freedom. Les forces canadiennes font leur retour en Afghanistan en août 2003, cette fois sous l'égide de l'OTAN, pour être affectées à la protection de la capitale Kaboul et de la région environnante.
Elles y resteront deux ans, jusqu'à ce que le gouvernement libéral de Paul Martin, convaincu par le chef d'état-major des Forces canadiennes Rick Hillier, accepte que soit confiée aux soldats canadiens la direction d'une équipe provinciale de reconstruction à Kandahar. Mais c'est seulement à partir du printemps 2006 qu'une partie des militaires assignés à cette province participent à des combats, d'abord dans le cadre de l'opération américaine Enduring Freedom, puis à partir d'août, sous le commandement de l'OTAN. Depuis, près de 80 soldats ont été tués dans la province de Kandahar, la majorité victime des techniques propres à la guérilla comme les bombes artisanales et les attentats-suicides. Une responsabilité commune Au moment où les combats commencent à s'intensifier, le gouvernement conservateur à Ottawa décide d'imposer un débat-surprise sur la prolongation de la mission de combat des troupes canadiennes en Afghanistan, prévue à l'origine pour prendre fin en février 2007.
La motion conservatrice, qui prolonge jusqu'en février 2009 la présence canadienne à Kandahar, est adoptée par 149 voix contre 145 le 17 mai 2006 à la Chambre des communes, grâce à une division du vote libéral. Bloquistes et néo-démocrates s'opposent unanimement à la motion. Ce vote a cela d'inédit que jamais, par le passé, un gouvernement n'avait fait dépendre d'une approbation parlementaire son pouvoir de faire la guerre. Les gouvernements successifs, dont celui de Paul Martin, agissaient jusqu'ici de façon unilatérale. Cela avait été le cas lorsque les libéraux ont décidé de déployer des troupes dans la province de Kandahar. C'est cet état de fait qui explique, pour une bonne part, l'importance qu'a prise dans le débat politique la position des différents partis sur le conflit afghan. Les partis d'opposition, qui disposent de la majorité aux Communes, ont désormais la possibilité d'influer de façon déterminante sur le cours de la mission, ce qui fait d'eux des acteurs, de facto, du Pacte pour l'Afghanistan. Nouveau vote en 2008 Ils devraient d'ailleurs être appelés par le gouvernement Harper à se prononcer de nouveau, en 2008, lors d'un nouveau vote, sur une possible prolongation du volet militaire de la mission jusqu'en février 2011, soit au moment où prend fin le pacte. Un groupe de travail sur l'Afghanistan, sous la direction de l'ancien ministre libéral John Manley, a été mis sur pied à l'automne 2007 par le gouvernement conservateur afin de déterminer les options qui s'offrent au Canada. Il doit remettre son rapport au début janvier.
Jusqu'ici, tant les libéraux que les bloquistes ont exigé un retrait dès février 2009. Les néo-démocrates le souhaitent immédiat. Les conservateurs sont de leur côté plus sensibles aux arguments du chef d'état-major des Forces canadiennes. Rick Hillier estime que partir en 2009 laisserait Kandahar entre les mains de forces armées afghanes encore mal préparées à assumer leurs tâches. Dans son discours du Trône du 16 octobre dernier, le gouvernement Harper souligne qu'il est par ailleurs réaliste d'envisager que ces mêmes forces puissent être prêtes d'ici 2011.
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Wednesday 02 April 2008